Mon histoire : ma grossesse, un premier miracle in utero
- lyndaleguillier
- 10 avr.
- 5 min de lecture
Mon histoire personnelle a aussi nourri ma façon d’accompagner aujourd’hui les futures mamans grâce à l’hypnonatal et la préparation à l’accouchement.
Exceptionnel et stressant : un mélange détonant !
Pour ma première grossesse, j’ai vécu quelque chose d’exceptionnel… et très stressant.
À 4 mois et demi, une échographie a révélé que mon bébé avait un hydrothorax autour du coeur. Mon gynécologue, malgré sa longue expérience, n’avait jamais vu cela. J’ai donc été dirigée vers un Professeur à l’hôpital Necker, spécialiste des cas complexes.
Quelques jours plus tard, j’ai dû passer une amniocentèse pour vérifier que tout allait bien, sachant que notre bébé pouvait présenter une trisomie ou d’autres complications. Cette étape a été très compliquée, car cette intervention n’est pas sans risque. Trois semaines d’attente pour les résultats, et le stress était immense.
Chaque semaine, je me rendais à l’hôpital Necker pour suivre l’évolution de l’hydrothorax de mon bébé. Ces rendez-vous étaient à la fois anxiogènes et rassurants : chaque échographie faisait battre mon cœur, entre crainte et espoir, et chaque résultat était un petit soulagement… ou un nouveau défi à surmonter.
Se préparer mentalement et physiquement
Pendant ces trois semaines d’attente, j’ai commencé à m’investir pleinement dans ma grossesse. Chaque moment était une occasion d’apprendre et de comprendre ce qui se passait dans mon corps et celui de mon bébé. Je me suis informée sur le processus de la grossesse, les changements physiques et hormonaux, et surtout sur le déroulement de l’accouchement. J’ai appris à respirer consciemment, à écouter mon corps, à ressentir chaque mouvement de mon bébé et à accueillir les émotions qui m’envahissaient. J’ai commencé à réaliser que la grossesse n’était pas seulement un état physique, mais aussi un véritable apprentissage émotionnel et mental, un moment pour préparer à la fois le bébé et moi-même à ce qui allait venir. Ces semaines ont été un début précieux pour construire ma confiance et mon lien avec mon bébé, et pour me sentir progressivement prête à vivre l’accouchement de manière consciente et sereine.
Être jeune et découvrir les difficultés
J’avais seulement 24 ans à l’époque, et dans un sens, j’étais encore un bébé moi aussi. Découvrir toutes ces complications pour mon premier enfant a été particulièrement intense et déstabilisant. Mon expérience m’a appris à quel point la jeunesse et l’inexpérience peuvent amplifier le stress, et combien il est précieux de se sentir accompagnée et soutenue pendant ces moments.
Le jour des résultats, je ne voulais pas appeler moi-même, alors mon mari a contacté le professeur. Puis, avec son humour habituel, il m’a annoncé :
"J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, qu’est-ce que tu veux en premier ?"
Après réflexion, j’ai choisi la mauvaise pour finir sur la bonne…
et il m’a annoncé, en rigolant : "Eh bien… c’est une fille !"
Nous avons éclaté de rire, car c’est vrai, j’espérai un garçon, et alors les tensions ont instantanément lâché. Un vrai souffle d'air dans cette tempête de stress. Puis il m’a annoncé la bonne nouvelle : notre bébé était en parfaite santé, en dehors de l’hydrothorax.
L’intervention nécessaire : le drain in utero
Le professeur nous a ensuite expliqué qu’il fallait intervenir rapidement : introduire un drain entre le cœur et la plèvre du bébé in utero pour aspirer le liquide. Une opération délicate et cruciale, planifiée après nos vacances pour que nous puissions nous détendre un peu.
Pendant ce temps, il fallait faire des échographies régulières pour surveiller le liquide, car si la quantité augmentait trop, le cœur du bébé serait en danger.
Pendant les vacances, nous avons réalisé l’échographie recommandée. Sur le moment, le médecin semblait confus par notre présence… ne voyant rien sur l’écran, j’ai tourné l’écran moi-même et là… incroyable : l’hydrothorax avait disparu ! Nous étions sous le choc, presque incrédules. Nous avons immédiatement prévenu le professeur, qui nous a reçus et confirmé le miracle : tout était redevenu normal.
Une grossesse surveillée jusqu’au bout
J’ai été suivie attentivement jusqu’à la fin de ma grossesse, avec ce mélange intense de stress et d’espoir, mais aussi de vigilance et de préparation.
Le jour de l’accouchement, j’entendais les sages-femmes dire :
"Attention-attention, c’est le bébé avec l’hydrothorax."
Et moi je souriais en leur disant :
"Mais non, il a disparu ! Mon bébé va bien"
Le jour J : accueillir mon petit héros
Toute cette expérience a amplifié mon désir de rencontrer mon bébé, ce petit héros. Je désirais tellement ce bébé que, lorsque le jour de l’accouchement est arrivé, j’ai complètement occulté les sensations des contractions. Le stress immense de ma grossesse avait totalement éclipsé celui de l’accouchement, et pourtant, chaque moment restait gravé dans mon corps et mon esprit d’une manière particulière. Être entourée de tout l’amour et le soutien de mon amoureux m’a aidée à traverser chaque instant avec sérénité. Sa présence, rassurante, pleine d’humour et de complicité, m’a permis de relâcher la peur, de respirer profondément et de faire confiance à mon corps. Grâce à lui, j’ai pu accueillir chaque émotion, chaque sensation, et profiter enfin de ce moment unique, intense et merveilleux, celui de la naissance de notre petite fille.
Et notre petit miracle est arrivé : Léa, 3,640 kg, en parfaite santé, une magnifique petite fille.
Aujourd’hui, Léa rêve de devenir maman
Aujourd’hui, Léa a 27 ans et rêve de devenir maman, à son tour. Voir ce petit miracle que j’ai tant désiré grandir, s’épanouir et maintenant envisager la maternité me touche profondément. C’est un cercle de vie qui se poursuit, rempli d’amour, de souvenirs précieux et d’espoir pour l’avenir. Et je ne peux m’empêcher de sourire en pensant que, comme moi autrefois, elle va bientôt vivre ses propres moments d’émotion intense, de joie et de découverte.
Ce que j’ai appris, et ce que je transmets maintenant à mes consultants
Même si à l’époque je n’étais pas encore hypnothérapeute, cette expérience m’a appris l’importance de :
Créer un environnement rassurant autour de soi, même à l’hôpital
Respirer profondément et accueillir ses émotions, pour ne pas se laisser submerger par le stress
S’appuyer sur la présence d’un proche, qui peut rassurer et relativiser
Se préparer mentalement à l’imprévu, car la grossesse et l’accouchement peuvent réserver des surprises
Faire confiance aux spécialistes, tout en restant acteur de sa grossesse
Aujourd’hui, avec l’hypnonatal, j’accompagne mes futures mamounettes pour :
Gérer le stress et les émotions avant et pendant l’accouchement
Renforcer la confiance en leur corps et leur bébé
Transformer la peur en énergie positive, pour vivre un travail plus serein et naturel
Cette histoire reste pour moi un véritable enseignement : même face à des situations rares et stressantes, le corps et le bébé peuvent accomplir des miracles, surtout lorsqu’on se sent soutenue, préparée et apaisée.
Besoin d’un accompagnement pendant ta grossesse ?
J’accompagne les futures mamounettes avec bienveillance et respect, pour les aider à traverser chaque étape de la grossesse plus sereinement, en tenant compte du corps, des émotions et du rythme de chacune.
👉 Contactez-moi pour un premier échange ou pour prendre rendez-vous.
📍 Annecy : Hypnothérapeute & Sophrologue spécialisée en Hypnonatal
📞 Téléphone : 06 79 85 45 56
📧 Email : lynda.therapeute74@gmail.com
🌐 Site web : https://www.therapeuteannecy.fr/
Ces contenus ont pour vocation d’informer, de rassurer et d’accompagner, mais ne remplacent en aucun cas un suivi médical. Les professionnels de santé restent vos interlocuteurs privilégiés.















